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C'est à partir de formes
trouvées dans le théâtre du monde que travaille Isabelle Maarek, de
formes empruntées à l'univers visible de la ville, de l'urbanité
construite. Pas une urbanité héroïque de la métropole ou de la
mégalopole, non : bien plus celle du bourg et du pavillon, de la place
du marché et des plates-bandes du jardin. Qu'importe, car c'est surtout
la dimension commune - commune au-delà des différences d'échelle - entre
grands et petits ensembles d'architecture qui intéresse Isabelle Maarek,
la manière dont s'y dévoile dans un jeu de décor, un monde visible,
élaboré, avec ses marques, ses signes, ses motifs et la manière propre
dont il s'offre à la perception banale : car, proche du conte et du
merveilleux d'histoire pour enfant, au-delà de l'immédiateté de
l'apparence, de la banalité des lieux, Isabelle Maarek vous convainc
qu'il y a une autre dimension, en dessous.
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