Peintre-graveur, Vincent Rougier détourne les moyens de la
peinture dans l’exercice assidu de la gravure, et
particulièrement de l’un de ses procédés les
plus originaux, le monotype, où le report de l’image non
gravée donne lieu à une impression unique.
Il privilégie la réalisation de séries ainsi que
de carnets de notes déclinant les variations d’un
thème comme Le bestiaire fabuleux, ou encore les voyages imaginaires tels Les caprices de la Cévenne ou Impressions d’un Voyage en Afrique.
Cette dernière suite, distinguée par le Prix
Fénéon en 1978, illustre la démarche de Vincent
Rougier : du projet abandonné d’un voyage en Afrique, il
va composer, à partir des documents accumulés, un autre
voyage, imaginaire celui-ci. La suite d’images, annotées
pour certaines, représente les impressions au propre et au
figuré des couleurs chaudes des sols et de
l’atmosphère des verts luxuriants des eaux et des arbres,
d’où surgissent de naïfs animaux emblématiques
d’une Afrique rêvée de conte pour enfants.
Exposition autour du 10è Printemps des Poètes et du thème « Éloge de l'autre »