atelier 1 | atelier 2 | atelier 3 " Le sous-sol était occupé par un magnifique café de luxe ultramoderne." ... à partir d'un espace vert de la ville imaginez... ce café de luxe...
... sous l'ancien Jardin des Plantes de la ville il y a " Le ", café de luxe " Le", café à oxygène. C'est actuellement le lieu le plus en vogue avec ses salons, ses terrasses et ses salles virtuelles. C'est un havre de paix, tout est insonorisé. L'architecte, un as du minimalisme n'a rien inventé, il a utilisé les serres du vieux jardin et pour le reste c'est le client qui crée l'ambiance. Pour cela toutes les technologies interactives sont de service... ... des enfants jouent au bac à sable, d'autres regardent les tortues dormir sur le petit étang du jardin des plantes. Je continue ma promenade lorsque tout à coup le sol me paraît plus ferme. Je marche sur des carreaux de verre d'ou je devine des profondeurs du sous-sol un café. Le luxe est sans doute de se jouer de la lumière du jour et de vivre sous les semelles des promeneurs... - Bonjour ! Vous entrez dans l'espace bleu du jardin des plantes. - Veuillez introduire votre carte de paiement. - Vous êtes identifiée. Merci. ... j'entre dans ce couloir aquarium où la lumière est vive... Le café se compose de petits salons à thèmes, bleu océan, bleu ciel, bleu nuit, bleu turquoise... je commande un café à No le robot. J'avais oublié la profondeur du ciel, la douceur des nuages. En haut le gris envahit la ville, ici je m'installe dans le ciel bleu... je me colorise. En sortant je pense déjà à revenir à moins peut-être que le café jaune de La Colline aux Oiseaux me tente... ... café de luxe par ses dorures des plus raffinées des plus majestueuses des plus coûteuses aussi, présentes sur les meubles japonais oblongs en ronce de noyer, sur les tables, les chaises tout à fait conventionnelles, ainsi que ces étoffes de velours rouge et noir de jais cardinal qui habillent délicatement les murs blancs couleur "immaculée conception". Café ultramoderne par ses multiples machines en nombre infini issues de différentes cultures tels que ces grains de Cuba, de Ghana, de Colombie pour le plus grand plaisir des puristes les plus accomplis. Les garçons de café n'existent plus... des robots stupides à micro intracellulaire et multidirectionnel avec son digital intégré comme leurs circuits les remplacent... ça fait des économies de pourboires! Il suffit de se consoler avec la présence de la serre cinq mètres en dessus de nos têtes, celle du si poétique et si onirique jardin avec vue sur floraison des bourgeons matineux et promenade des eaux les plus pures glissant avec grâce jusqu'à cette fameuse petite relique au milieu de laquelle Brahmâ se tient solide et tout puissant à l'attente des voeux les plus électriques. ... le passage qui mène à la salle est étroit, une bande lumineuse guide les pas et s'allume au fur et à mesure de votre progression dans les entrailles de la ville. Vous êtes submergé de couleurs et de silence. Les murs projettent des scènes de paysages qui alternent avec des visions cosmiques. L'Odon sous vos pieds à travers la dalle de verre ruisselle, miroite et déverse le son de son parcours. Les chaises en bois, au socle massif, épurées, où vous prenez place, sont placées par deux en vis à vis; la matière épouse votre dos. Les tables sont sphériques et translucides, elles s'ouvrent sur la boisson commandée à l'hôtesse, placée au centre de la pièce derrière un bar de glace en cercle qui fond, se régénère sans jamais laisser de trace au sol. Il fait curieusement jour et pourtant on est sous terre, du plafond tombent les racines des arbres du jardin du dessus. Elles apportent une note exotique à ce décor lisse, irréel, une vapeur flotte tout autour de cette végétation du dessous.
à
suivre... "Je vis des ommibus, oui, des ommibus ! Ligne F, de Notre Dame aux Réservoirs qui remontaient la rue avec des charges de voyageurs ! " |